Communiqué de presse du 07 juillet 2019 de l’asbl ELEVeS Ne les oublions pas : ces 1.022 enfants en liste d’attente



L’égalité des chances, ce n’est pas l’obligation de s’asseoir dans une école obtenue par stratégie ou par hasard : l’égalité des chances existe lorsque l’établissement a pu être choisi pour son projet et qu’il œuvre, au quotidien et dans toutes les classes, à la réussite de chaque élève, avec l’indispensable collaboration des parents.

Voir l’article dans le Soir du 5 juillet https://plus.lesoir.be/234950/article/2019-07-05/plus-de-1000-eleves-toujours-sans-ecole-secondaire


Ils auront des vacances gâchées par un avenir scolaire incertain et sévèrement contrarié !

Au-delà de la violence institutionnelle qui pèse sur ces 1.022 jeunes concitoyens, que disent les chiffes ?  

Comme à chaque début de grandes vacances, le nombre d’enfants « sans école » reste considérable ! –  Ce 28 juin, 1.022 enfants1 vivaient dans l’angoisse d’avoir à faire leur rentrée dans une école secondaire dont ils ne veulent pas. Ils sont :

  • En Région de Bruxelles-Capitale :          668      
  • En Brabant Wallon :                                101
  • En Wallonie, hors Brabant Wallon :        253       

La Commission Inter-Réseaux des Inscriptions (CIRI) affirme, dans son communiqué de presse, que la situation s’améliore par rapport à l’an passé (de 1.196 enfants en liste d’attente en 2018 à 1.022 en 2019) ; elle omet toutefois de préciser que pour la rentrée 2019, quatre nouvelles écoles se sont ouvertes à Bruxelles. Il s’agit de l’Institut Saint Dominique à Evere (réseau libre catholique), du Collège Mattes-Ricci à Anderlecht (réseau libre catholique), de l’Institut El Hikma La Sagesse à Forest (réseau libre musulman) et de l’Athénée Royal Victor Hugo à Bruxelles (réseau officiel Communauté Française).
–        L’augmentation du nombre d’enfants sans école est, en réalité, spectaculaire : à la même période en 2016, « seuls » 515 enfants étaient toujours en liste d’attente. Aujourd’hui, ils sont plus de 1.000… soit une augmentation de 50 % en trois ans à peine !
–        Sans surprise, les enfants bruxellois sont les plus nombreux à souffrir. À deux mois de la rentrée, 668 jeunes bruxellois sont sans école (soit près de 5,5 %, ou encore un élève par classe). Les critères géographiques sont particulièrement violents et inégaux en Région bruxelloise, où 50 % des établissements scolaires sont concentrés sur un espace représentant 15 % du territoire. Par ailleurs, plus de 17 % des élèves scolarisés en Région bruxelloise sont domiciliés en Brabant flamand, deux éléments qui, conjugués, accroissent la pression sur les places disponibles dans le Nord de Bruxelles
–        La même tendance s’observe dans les autres régions de la Fédération Wallonie-Bruxelles, où le nombre d’enfants « sans école » augmente d’année en année.

L’ASBL ELEVeS répète depuis plus de dix ans, et ne cessera jamais de répéter, que le décret Inscriptions ne permet pas de refonder un pacte avec les parents. Il engendre, au contraire, pour eux, leurs enfants et les écoles, une perte de confiance, du stress, de l’angoisse et alimente les réactions de colère vis-à-vis des représentants politiques.

L’égalité des chances, ce n’est pas l’obligation de s’asseoir dans une école obtenue par stratégie ou par hasard : l’égalité des chances existe lorsque l’établissement a pu être choisi pour son projet et qu’il œuvre, au quotidien et dans toutes les classes, à la réussite de chaque élève, avec l’indispensable collaboration des parents.

L’asbl ELEVeS lance un appel et invite les nouveaux élus de la Fédération Wallonie-Bruxelles à être plus démocrates et humanistes que les gouvernements précédents. Il est plus que temps que l’ensemble des élus des différents partis retombent les pieds sur terre et fassent preuve de courage politique en prenant des mesures urgentes pour, enfin, mettre un terme définitif à cette saga. L’asbl ELEVeS encourage le ministre de l’Enseignement et tous les partenaires du futur gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles à permettre à chaque enfant de débuter ses études secondaires sereinement. Elle réclame à cette fin la mise en place d’un système d’inscriptions juste et équitable.

Anne François – Coordinatrice
Olivier van Essche – Président

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