La citoyenneté n’impose-t-elle pas avant tout des places de qualité en suffisance

De l’incompréhension … à l’indignation: un terrible constat à la veille des vacances.

Alors que les écoles sont en train de clôturer cette année, l’asbl ELEVeS tient à manifester son incompréhension face aux débats persistants, notamment suite à la mise en place annoncée de l’Encadrement Pédagogique Alternatif (EPA) et des cours d’éducation à la citoyenneté. N’est-il pas plus urgent de lever les incertitudes qui pèsent sur la rentrée scolaire de septembre prochain plutôt que de s’affronter idéologiquement sur une question certes complexe mais non prioritaire?

L’asbl ELEVeS s’interroge sur la volonté réelle du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles d’oeuvrer efficacement et concrètement à ce qui doit être considéré comme sa priorité essentielle, à savoir un enseignement de la plus haute qualité au profit de tous les élèves. Quand ce Gouvernement communiquera-t-il le nombre précis de places supplémentaires qui seront effectivement créées d’ici le 1er septembre prochain afin de répondre à l’explosion démographique? Quelles mesures concrètes seront mises en place par ce Gouvernement afin que le qualificatif de « sans école » pour les écoles secondaires ou les écoles fondamentales ne soit plus de mise à la rentrée 2015 ?

Concernant l’Encadrement Pédagogique Alternatif (EPA), l’asbl ELEVeS constate qu’à ce jour :

  • Il n’existe aujourd’hui aucun référentiel sur la table pour ces cours restant toujours à organiser. Le gouvernement reste à des années-lumière d’un début de consensus quant aux contenus des matières à enseigner.
  • Aucune piste garantissant l’emploi des professeurs des divers cours de religion et de morale appelés à dispenser ces nouveaux cours n’est finalisée, la concertation avec les syndicats n’ayant pas pu conclure.
  • Aucun accord n’est effectif concernant la reconnaissance des titres requis pour les professeurs de religion, qui comme leurs collègues de morale seront amenés à dispenser ces nouveaux cours.
  • En cas de passage à deux heures de cours d’éducation à la citoyenneté, conformément à l’article 24 de la Constitution imposera aux pouvoirs organisateurs (P.O) de l’enseignement officiel d’organiser les cours de morale ou de religion en cas de demande, dans une école, d’un seul élève. Ce surcoût est-il supportable alors que les faibles moyens devraient avant tout permettre que chaque enfant de la Fédération Wallonie-Bruxelles puisse non seulement s’inscrire dans une école choisie librement, mais également bénéficier d’un enseignement de qualité?

La priorité doit être: une place et des enseignants de qualité pour chaque enfant! Parents et professionnels de l’école ne manqueront pas de basculer de l’incompréhension à l’indignation si la Fédération Wallonie-Bruxelles ne répond pas concrètement à ses obligations précisées par la Charte des droits qu’elle a ratifiée.

20150629 – CP ELEVeS – Fixer les priorités

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